Le car d’Eurolines nous dépose à Varsovie à 4 heures 30 du matin. Alors qu’à Berlin nous étions encore en t-shirts, nous nous retrouvons dans la nuit froide d’une ville inconnue…

Heureusement la gare ne tarde pas à ouvrir ! Et il y a déjà pas mal de monde, nous nous réfugions à l’intérieur et attendons 6 heures que les snacks ouvrent. Nous achetons de quoi manger pour le petit déjeuner : quatre croissants, deux jus de fruits, un café et un chocolat chaud au distributeur… 5 euros. Ouh là ! Ca surprend, la Pologne est le premier pays que nous faisons avec un pouvoir d’achat inférieur au nôtre en France ! Il faut dire qu’en plus on était habitué aux tarifs des pays du nord… Les bus qui défilent sont déjà bondés de monde, avec nos sacs à dos, ça va pas être possible ! Alors on commence à marcher…

Au bout de presque une heure, nous arrivons enfin à l’office du tourisme.

Nous nous renseignons sur le meilleur moyen d’aller à notre auberge, qui pour le coup n’est pas vraiment au centre ! Nous faisons un tour dans le centre commercial tout proche et y restons un bon moment pour manger et nous reposer. Puis nous partons pour l’auberge qui est heureusement bien desservie : proche d’un arrêt de tram et très confortable. Une moitié de nuit en car ? Nous sommes crevés et restons dans la chambre.

Le lendemain, surprise au petit-déjeuner : la fille de l’accueil nous déclare que ce n’est pas compris dans le prix ! Nous avions réservé sur Booking.com et nous lui montrons la confirmation que le petit-déjeuner est bien inclu. Elle nous dit que le tarif ne correspond pas mais va alors faire des courses pour nous le préparer… Vive la communication entre eux et Booking.com !… Après s’ être restaurés (petit-déj très satisfaisant), nous commençons enfin nos deux jours de découverte de la ville.

La Vieille Ville

Elle est tout à fait charmante ! Et pour cause : détruite presque entièrement lors de la Seconde Guerre Mondiale, elle a par la suite été reconstruite à l’identique, si bien qu’elle fait partie du Patrimoine Mondiale de l’UNESCO depuis 1980 en tant que « l’exemple exceptionnel d’une reconstruction presque entière ».

Varsovie est une ville de légende, dont la principale et la plus importante est celle de la petite sirène. Comment ça, Disney ? Non non, Ariel peut renfiler sa queue de poisson. Je vous parle d’une Sirène qui prenait soin de libérer les poissons des filets des pêcheurs. Elle les aurait envoûtés par son chant, et tous auraient été fous d’elle. Mais un commerçant peu scrupuleux l’aurait faite prisonnière pour la montrer sur les marchés comme un animal de foire ! Finalement sauvée par le fils d’un pêcheur, elle aurait promis, en signe de sa gratitude, de les secourir chaque fois qu’ils en auraient besoin.

C’est pourquoi la Sirène de Varsovie est représentée armée d’une épée et d’un bouclier : elle s’en sert pour défendre la ville et ses habitants. Elle figure sur les armoiries de la ville depuis le XXème siècle et on la retrouve un peu partout dans la ville sous différentes formes. Sa principale représentation se trouve au centre de la place du Vieux Marché.

La place du Vieux Marché, qui a gardé la même forme depuis la création de la ville. Autrefois lieu des plus importants où l’on organisait festivités et exécutions, elle fait partie des endroits les plus pittoresques de la ville. Cernée de restaurants et musées, nous en faisons le tour et découvrons une autre légende très bien illustrée : autrefois dans la cave d’une maison du Vieux Marché, habitait un dragon nommé le Basilic, qui défendait son trésor en changeant en pierres d’un simple regard les hommes qui essayaient de le voler. Mais un jour un homme plus malin que les autres lui présenta un miroir et le Basilic se pétrifia lui-même ! Aujourd’hui, il est devenu l’emblème d’un restaurant réputé de Varsovie.

Centre historique mais aussi salon culturel de la capitale, la Vieille Ville comprend le Château Royal devenu musée (également le lieu de la proclamation de la Constitution du 3 mai 1791, la première en Europe et la deuxième dans le monde). On y trouve la colonne du roi Zygmunt III, qui transféra la capitale de Cracovie à Varsovie, érigée par son fils pour lui rendre hommage. C’est le plus ancien et le plus haut monument séculier de la ville.

Au détour d’une cathédrale se trouve une petite place triangulaire où trône une grande clôche de bronze datant du XVIIème siècle et qui n’a jamais été suspendue dans aucune église ! Une superstition veut que si l’on en fait le tour trois fois, elle porte bonheur… On y trouve aussi la maison la plus étroite de Varsovie…du moins en apparence ! En effet on retrouve le même stratagème que celui utilisé à Amsterdam pour diminuer l’impôt foncier qui se basait sur la largeur de la façade du bâtiment. Du côté de la place, cette maison n’a que la largeur d’une fenêtre ! Alors que de l’autre côté elle est beaucoup plus large… A croire que le receveur des impôts ne faisait pas le tour ?…

Plusieurs monuments font référence à l’Insurrection qui eut lieu en 1830, quand la Pologne était partagée entre la Prusse, l’Autriche et la Russie, montrant par exemple Jan Kilinski, le cordonnier héroïque qui dirigea le peuple, ou encore cette statue d’un enfant portant un casque trop grand pour lui et une mitraillette, pour commémorer les jeunes héros qui ont lutter contre l’occupant.

Le Barbacane : vestiges des remparts de Varsovie:

La Nouvelle Ville

Créée à la fin du XIVème siècle, et qui a fonctionné comme une ville indépendante jusqu’au XVIIIème siècle, avec sa propre administration, son hôtel de ville et son église !

Nous suivons l’itinéraire dit de la Voie Royale, qui relie le château royal, le parc royal Lazienki et le palais de Wilanow .

Des palais splendides

Deux palais qui sont à voir absolument sont le palais de Wilanow et le palais-parc royal de Lazienki !

Nous nous rendons au palais de Wilanow en bus.

Près de l’entrée nous sommes curieux de voir la reconstitution d’un camp militaire ! Quelques tentes et des figurants pour nous montrer le métier de forgeron de l’époque, et comment étaient frappées les pièces de zinc, la monnaie d’alors !

L’ensemble de palais et parc de Wilanow fut la résidence estivale du roi Jan III Sobieski puis du roi Auguste II, ainsi que des grandes familles de magnats. Il comprend le palais, un grand jardin de style baroque sur deux niveaux, un lac et un parc de style anglais (entrée payante).

Nous reprenons le bus pour nous arrêter au palais Lazienki.

Au même niveau se trouve un parc avec le monument le plus connu dans le monde de Fryderyk Chopin ! Il en existe plusieurs reproductions dont une à l’échelle 1:1 au Japon. Le musicien est très présent dans cette ville car il y vécut jusqu’à ses vingt ans avec toute sa famille.

L’ensemble de palais et parc Lazienki est paraît-il l’un des plus beaux de ce type en Europe ! Le dernier roi de Pologne, Stanislaw August Poniatowski y a créé le plus grand jardin de Varsovie. Son nom veut dire « salle de bain » et vient du fait que les salles de bains, justement, ont été transformées en palais.

Le parc est immense et compte plusieurs bâtiments anciens, dont la résidence royale d’été : le palais sur l’Ile.

Ce parc est le lieu de plusieurs expositions temporaires et de manifestations culturelles (nous avons été surpris d’y découvrir une décoration chinoise !^^).

Et nous avons eu le plaisir de côtoyer de très près d’adorables petits habitants : des écureuils et un paon, pas farouches du tout !

La gastronomie

Au niveau gustatif, nous avons eu le plaisir de manger par deux fois dans un restaurant de la chaîne Zapiecek, à un prix très abordable. Nous avons ainsi pu nous régaler de pierogi, spécialité qui n’est autre que des sortes de raviolis fourrés. Simplement bouillis ou poêlés, nous en avons mangé au chou et aux champignons, au fromage… toujours accompagnés d’une sauce, au beurre ou à la crème fraîche, entre autres. Ainsi que d’une bonne bière polonaise, la Tyskie.

Dans la catégorie « casse-croûte » nous avons aussi apprécié des sortes de bruschettas sur des baguettes ! Garniture de pizza et pain plus tendre que les bruschettas, c’était très bon et…très bon marché.

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Au bout de deux jours, nous devons repartir, comme nous sommes arrivés : à 4 heures 30 du matin. Etant très éloignés de la gare routière, l’auberge nous met en contact avec un chauffeur de taxi du dimanche qui nous propose la course à 15 euros ! Impeccable, nous sommes prêts pour la suite du voyage.

La ville de Chopin, riche de légendes et d’Histoire : Varsovie, en Pologne Le car d’Eurolines nous dépose à Varsovie à 4 heures 30 du matin. Alors qu’à …

Nous repartons d’Amsterdam en car de nuit avec Eurolines.

A Berlin nous sommes hébergés par l’amie d’une amie… Eveline nous reçoit comme des rois. Nous lui offrons un gouda aux truffes d’Amsterdam.

Adree connait quelques mots d’allemand, Eveline prend des cours de français : je complète par des gestes.

Pour ce séjour nous bénéficions de la Berlin Welcome Card. A la différence des autres cartes des capitales dont on vous a déjà parlées, celle-ci est un peu plus complexe. Il existe plusieurs versions d’une validité différente (cliquez sur la photo pour l’agrandir) :

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Ainsi qu’une formule 3 en 1 : transports illimités, 200 réductions et un guide + carte de la ville ; et une formule 4 en 1 qui comprend en plus l’entrée gratuite à tous les musées de l’île aux musées de Berlin.

Nous avions en notre possession la formule 3 en 1 de la carte 72h permettant de circuler en zone A et B.

A cette période de l’année en particulier, visiter Berlin vous laisse empreint d’une certaine émotion, et pour cause : la ville fête les 25 ans de la chute de son mur (le 9 novembre) !

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Nous avons commencé notre balade en nous référant à une brochure de l’office du tourisme de Berlin qui propose 5 tours selon 5 thématiques : les points d’intérêt, les musées, le mur, le shopping et la vie nocturne ; nous avons suivi le premier.

On commence par la TV Tower, au doux nom de Fernsehturm. 368 mètres de la base à la pointe de l’antenne, c’est la structure la plus haute du pays. A une hauteur de 207 mètres se trouve un restaurant qui tourne lentement autour de son axe, et d’où l’on peut admirer la vue sur la ville. On traverse ensuite sur la place Alexanderplatz et on rejoint le Berliner Dom, la plus grande église de Berlin. Nous admirons ses façades et son imposante structure. A côté, un musée qui n’est pas en reste !

Le long du boulevard Unter den Linden, nous croisons l’université (la fac de lettres de Nice peut se rhabiller, poke mes anciennes collègues). Des tuyaux roses et bleus nous intriguent.

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Nous allons jusqu’au Gendarmenmarkt.

Au détour d’une rue, grande joie pour Adree : la découverte d’une boutique Microsoft, le Digital Eatery ! Enfin, pas vraiment un magasin, mais plutôt un snack avec une dizaine de produits sous Windows (Surface et Lumia en force) mis à disposition !

Puis nous repartons, direction la Bradenbourg gate ! Représentant initialement la séparation entre l’Est et l’Ouest de Berlin, depuis la chute du mur elle symbolise maintenant l’unité du peuple allemand. Des lanternes seront allumer le long de cette ancienne frontière, lors des 25 ans de la chute du mur.

Pas très loin, nous découvrons le siège du Parlement. C’est le bâtiment principal, avec la coupole ouverte au public (il y avait d’ailleurs beaucoup de scolaires).

Il y a un spectacle lumineux à cet endroit tous les soirs en cette période (oui, on est devenu fans depuis Bruxelles), et en rentrant on propose à Eveline d’y aller ensemble le lendemain.

Le lendemain nous passons la moitié de la journée sur nos ordis, pour essayer d’accélérer le rythme et vous publier notre article sur Amsterdam ! L’après-midi nous allons du côté de Spandau visiter la citadelle (zitadelle en allemand, qui nous fait bien rire !)

Puis nous partons voir le château de Charlottenbourg. Il y a beaucoup d’anciens palais prusses à visiter, dont le château de Sanssoucy qui a l’air magnifique, mais il est un peu excentré, dans la zone en dehors de nos carte de transport, et nous n’avons pas eu le temps d’y aller.

Nous repartons ensuite pour le centre-ville où a lieu le spectacle. On s’installe, cherche en vain Eveline et deux autres personnes qui devaient l’accompagner, on se demande si on s’est bien compris… La projection n’est pas ce à quoi on s’attendait, cela retraçait en fait l’histoire du mur de Berlin, en allemand sous-titré en anglais. Même si les jeux de lumières étaient bien faits, nous avons été un peu déçus du coup.

En rentrant nous apprenons qu’en fait Eveline s’était endormie… Nous allons nous coucher !

Lendemain, dernier jour en Allemagne. Nous décidons d’aller voir le mur, enfin, et de le longer.

Il fait 12 kms au total, mais il y a un morceau qui est décoré de dessins en particulier, et qui se trouve du côté de l’East Side Gallery.

Nous rentrons ensuite faire nos sacs, et dire au revoir à notre hôte. Nous la remercions chaleureusement pour son accueil et lui souhaitons bon courage pour continuer à apprendre notre langue !

Notre séjour à Berlin nous a vraiment plu, c’est une ville impressionnante par son architecture qui pour nous a été une bonne surprise, et par le poids de son histoire.

Nous remercions l’Office du Tourisme de Berlin de nous avoir offert la Berlin Welcome Card.

Après une longue attente, voici notre article sur Berlin ! Nous repartons d’Amsterdam en car de nuit avec Eurolines. A Berlin nous sommes hébergés par l’amie d’une amie… Eveline nous reçoit comme des rois.

Enchantés par Bruxelles, on a repris la route, avec Eurolines.

Arrivés en plein centre-ville d’Amsterdam, on ne trouve qu’ une auberge à 60 euros la nuit, les autres sont complètes ! 60 euros la nuit, pour un dortoir de 8. Ok… finalement on demande à changer de chambre car les lits semblent tous occupés : on nous met dans une chambre de 5. Correcte, mais la salle de bain est désastreuse. Rapport qualité-prix : 0. Heureusement qu’on ne reste que deux nuits… La déco est à l’image touristique de la ville :

Avant de venir à Amsterdam, j’avais une idée toute faite de ce que je pourrais y voir. Quand tu entends parler d’Amsterdam et que tu es ado, tu retiens deux choses : fumer de l’herbe est autorisé et les prostituées sont dans des vitrines ! Si on me disais Amsterdam, je pensais à ça. Si on me disait Hollande, je pensais au président aux tulipes.

L’herbe, je m’en fous : ils ont le droit de fumer dans la rue comme on fume des clopes en France ? Ben tant mieux pour eux, même si ça doit être bizarre de voir des gens défoncés tout le temps.

Mais les prostituées. Derrière des vitrines. Ca, ça m’a toujours intriguée. Novateur, surprenant. Je m’imaginais les choses comme ça : des vitrines comme celles des grands magasins, larges et hautes, avec un décor cosy, rose bonbon bien-sûr, avec des coussins, du moelleux, et la fille sur le canapé qui attend, tout sourire, ou qui marche en même temps que toi, qui t’accompagne sur deux ou trois mètres, elle à l’intérieur, toi sur le trottoir, avec juste cette vitre qui vous sépare. Quelque chose qui donne envie, qui fait fantasmer. Quelque chose de gai. Du sexy et du chic. De la prostitution toujours, mais avec un semblant de positif.

1° déception

Il y a le Quartier Rouge à Amsterdam, le Red Light District, le coin des putes quoi. On y est passé avec le guide, qui nous a défendu de prendre des photos. Ces demoiselles s’exhibent, mais pas trop.

Des filles (ou presque) derrière des vitrines, oui. Mais des vitrines comme des placards. Etroites, sombres. Parfois en contre-bas, avec la tête et à peine les épaules à hauteur de trottoir. On les regarde de haut. La Femme comme objet de consommation, objet de décoration, et objet tout court.

Alors quel intérêt d’aller voir une fille à Amsterdam si ce n’est pas pour rêver un peu plus ? simplement pour accentuer un côté pervers et macho ?

Les filles sont en vitrine et je me suis demandé pourquoi.

2° déception

La marijuana. Omniprésente. Partout. PARTOUT. Mais pas comme un trait culturel du pays ou un truc normal du quotidien. Ah non ! Comme un produit de surconsommation, le piège à con du touriste. On sait qu’il vient pour ça et on lui en met plein la vue.

Sans en fumer elle nous rend malade quand-même. Des t-shirts aux inscriptions qui, certes, peuvent faire sourire quand on les voit une fois (du genre « Je suis encore stone » avec une écriture floue), mais quand dix boutiques propose le même genre de t-shirt, tu te demandes si effectivement tu n’es pas stone. Des boutiques d’accessoires (chichas, bangs… tous plus cheap les uns que les autres), des magasin où s’approvisionner en herbe évidemment. Des space cakes (gâteaux préparés avec de l’herbe), des champignons hallucinogènes, des glaces à la beuh. Des glaces à la beuh !

Une liberté exacerbée, agressive, une autorisation qui devient obligation. Parce que ce que le client veut, le client l’a. Puissance mille.

L’herbe a une plus belle vitrine que les filles.

Visite de la ville

Premier jour, nous allons à un rendez-vous bien connu : le tour guidé de la ville à pieds. Une fois de plus nous ne sommes pas déçus par le guide ! Enjoué et sympathique, il demande à chacun sa nationalité, et on a droit à un faux regard noir quand il nous explique que c’est la faute à Napoléon si le City Hall initialement prévu est devenu le Palais Royal où il s’est installé ! ( Un Palais Royal sans grande porte et avec de petites fenêtres… ). Nous parcourons la ville et avons aussi droit à une dégustation de gouda (bien qu’on ne l’a pas attendu pour en faire !)

Après la visite, et sur les conseils du guide, nous montons en haut de la tour du bar restaurant Blue d’où l’on peut avoir une vue sympa sur la ville. Puis nous allons du côté du marché aux fleurs, où je m’attendais à voir des montagnes de tulipes. Mais il n’y aura que des tonnes de bulbes ! Des bulbes de toutes sortes de tulipes, et bien-entendu des souvenirs à acheter avec l’embarras du choix.

Le lendemain, nous allons ensuite jusqu’à la maison d’Anne Franck, où les gens ont presque une heure de queue à faire ! Ca nous décourage d’en faire la visite.

Ce qu’on a aimé:

Les vélos

Jusqu’à présent Tampere (en Finlande) était pour moi la ville des vélos ! Et bien, j’ai rendu à Amsterdam ce qui était à Amsterdam ! Le vélo semble être une extension des Amsterdamais (si-si. Apparemment on peut dire aussi Amstellodamois ou Amstellodamiens !) Ils doivent naître avec. Il y en a partout et ils sont prioritaires. Gare au piéton égaré sur la voie ou à l’automobiliste ringard qui ose traverser la ville ! Comme nous l’a conseillé le guide, à pieds il vaut mieux ne pas bouger si on entend la sonnette d’une bicyclette, le cycliste nous évitera. Mais ça risque de ne pas fonctionner avec le tram !

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Les fromages

Le gouda et l’edam font aussi partie des incontournables ! De nombreuses boutiques en vendent et proposent des dégustations. Il existe une quarantaines de saveurs différentes ! On a vu et goûté du gouda vert au pesto (mon préféré !), du rouge au cumin, du bleu à la lavande, du noir à je ne sais plus quoi. Du gouda au lait de chèvre, aux herbes, aux truffes. Bref, difficile de ne pas en trouver un à son goût ! Il y a d’ailleurs un musée du fromage.

Info bonus : on a dégusté des glaces artisanales à un euro ! Mélangées avec de la crème fouettée c’était un délice !

La ville en elle-même

Voilà ce pourquoi il faut venir à Amsterdam (en plus du fromage !) L’atout charme de la ville, ce sont ses bâtiments penchés et ses canaux romantiques où ils se reflètent. Des maisons accolées les unes aux autres. Cahin-caha, elles se serrent les coudes, se supportent malgré un sol mouvant fondé sur de l’eau.

L’eau : un élément important pour cette ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses canaux la font rivaliser avec Venise.

Pour pimenter le tout: son street art avec toutes ses couleurs.

Le sentiment de ne pas être dans une capitale.

Oui, Amsterdam vaut le détour.

Mais par pitié, n’y allez pas parce que les filles sont faciles et que l’herbe pousse partout.

Une ville qui ne laisse pas indifférent ! Nos impressions dans ce nouvel article sur Amsterdam : désillusions et découvertes Enchantés par Bruxelles, on a repris la route, avec Eurolines. Arrivés en plein centre-ville d’Amsterdam, on ne trouve qu’ une…

« C´était au temps où Bruxelles rêvait

C´était au temps du cinéma muet

C´était au temps où Bruxelles chantait

C´était au temps où Bruxelles bruxelait… »

Bruxelles, J. BREL

Durant notre séjour en Belgique, nous avons logé au Gîte d’étape – Auberge de jeunesse Jacques Brel de Bruxelles.

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Situé en ville mais dans un quartier tranquille, à deux pas du métro, l’emplacement est idéal.

Quand on pousse la grille, on se retrouve dans un agréable patio avec une fontaine, aménagé de tables et de chaises, qui donne sur le bar. Une belle entrée en matière !

A l’intérieur, le bâtiment est moderne et récent (en pleine rénovation pendant notre séjour). Le personnel est très sympathique et serviable.

Au rez-de-chaussée se trouve aussi le bar, lieu de rassemblement en soirée. Ouvert de 19h à 01h du matin, on peut bien-sûr y boire… et y manger ! Des plats fait-maison, pâtes bolognaises, lasagnes végétariennes ou plat du jour. Nous avons mangé deux fois des lasagnes qui étaient très bonnes !

L’auberge dispose aussi d’un local avec des compartiments fermés à clé au sous-sol (vous trouverez des cadenas en vente à l’accueil si besoin), où l’on peut laisser ses bagages encombrants, le temps que la chambre se libère, par exemple. Il y a aussi une buanderie où l’on peut utiliser machines à laver et sèche-linges (5€ le jeton pour les deux).

Il y a également une salle de réunion mise à disposition pour les groupes.

Notre chambre était au 4ème et dernier étage (avec ascenseur). C’était une jolie chambre sous les toits pour deux personnes, avec salle de bain/toilettes privées.

Le matin nous nous rendions au premier étage pour prendre notre petit-déjeuner. La salle à manger est spacieuse et l’agencement est agréable, en tables longues ou rondes. Le petit-déjeuner est bio et copieux et il y en a pour tous les goûts : céréales, pains, confitures, pâte à tartiner, charcuterie, fromage, œufs durs… et pour les boissons, lait chaud ou froid, café, chocolat chaud, thés… De quoi être en forme pour la journée !

Tarifs (au 11/09/2014):

Pour un lit en chambre partagée de 3 à 8 lits : 32€ par personne et par nuit (-2,50€ pour les moins de 26 ans)

Pour un lit en chambre à 2 lits : 35,50€ par personne et par nuit (-2,50€ pour les moins de 26 ans)

Le petit-déjeuner et les draps sont compris. Des serviettes de bain sont disponibles en location à l’accueil.

L’accueil est ouvert de 8h à minuit. Les chambres sont accessibles à partir de 15h.

Adresse :

Gîte – Auberge Jacques Brel

30 rue de la Sablonnière

1000 Bruxelles

Nous remercions les Auberges de Jeunesses de Bruxelles pour leur invitation et le personnel de l’auberge Jacques Brel pour son accueil.

On a logé ici : Le Gîte d’étape - Auberge de jeunesse Jacques Brel de Bruxelles, Belgique « C´était au temps où Bruxelles rêvait C´était au temps du cinéma muet C´était au temps où Bruxelles chantait…

Nous avons quitté Paris pour Bruxelles en courant.

Oui, personne n’est parfait : Adree a toujours le temps. Ce matin-là nous avons donc pris le dernier bus qui pouvait nous permettre d’être à l’heure pour notre car Eurolines. Nous nous sommes retrouvés coincés dans le fameux trafic parisien. Nous avons donc décidé de descendre du bus plus tôt et de finir le trajet au trot. Heureusement qu’on n’était pas si loin du but !

Après environ 4 heures de route, nous voilà à Bruxelles, Plat Pays.

Bruxelles

Nous nous rendons à l’auberge Jacques Brel pour y déposer nos affaires, et retournons en centre-ville.

Morts de faim, nous salivions dans le car en pensant aux frites belges. Seraient-elles à la hauteur ?

Notre choix se porte un peu par hasard sur le snack Fritland, qui s’avèrera être un incontournable ! Et pour cause ! Des frites généreuses et croustillantes, avec une sauce au choix (mais en supplément), la part est presque trop grosse pour une seule personne. Pour le dessert, nous opterons pour une gaufre. Mais une gaufre comme jamais vue avant ! Ce n’est plus une gaufre d’ailleurs, c’est un gâteau. Nous choisissons la version chantilly + coulis de pâte à tartiner aux noisettes… Un régal pur et simple que nous partageons à deux. Mais nous avons fait les goinfres, et c’est en roulant presque que nous déambulons dans la ville, au hasard.

Le lendemain nous avions prévu de faire une visite guidée de la ville, comme à Dublin et à Stockholm. Le guide s’appelle Yasser, vient du Venezuela et est étudiant. Très avenant, il nous raconte entre autre qu’il est amoureux de Bruxelles où il est venu étudier le français. La visite sera en anglais car il y a une majorité d’anglophones dans le groupe. Notre compassion bienveillante envers ce jeune expatrié se transforme en véritable admiration une fois dans son rôle de guide : de l’entrain, de l’assurance, nous sommes impressionnés par son aisance. Il nous indique où manger les meilleures frites (à Fritland !), où trouver les bières et les gaufres les moins chères. Nous apprenons les trois “trucs” du buveur de bière local. Nous faisons connaissance avec le Manneken-Pis, féru de mode malgré lui, et sa petite soeur (cachée). Adree redécouvre le visage de Jacques Brel et j’apprends qu’Audrey Hepburn était d’origine belge. Je vous passe les détails historiques, plus difficiles à comprendre et à retenir… Ce que nous retiendrons en revanche c’est que nous avons passé un bon moment.

Le soir nous sortons boire un verre avec un copain d’Adree fan de Nokia qui nous emmène ensuite manger des tapas au Tapas locas. Il faut commander minimum trois plats (bien suffisant) à 4€ le plat. C’était du fait-maison et nous nous sommes régalés ! Pour finir la soirée en beauté, nous sommes allées sur la Grand Place, que nous avions déjà admiré de jour.

Il y a un spectaculaire sons et lumières durant l’été et la période de Noël. A tour de rôle, chaque pays préside au Conseil Européen, et la ville lui rend hommage par ce sons et lumières (en ce moment c’est donc en hommage à l’Italie). Il y a un show à 22h30 et un autre à 23h, qui dure à chaque fois un quart d’heure.

Admirez plutôt :

Le lendemain nous enchaînons les visites !

En effet, Bruxelles propose la Brussels card. Dans le même esprit que sa copine la Stockholm card, la Brussels card existe en trois versions : pour une durée de 24 heures (24€), 48 heures (36€) ou 72 heures (43€). Elle donne un accès libre à 32 musées et aux transports publics bruxellois, et des réductions dans certains restaurants, bars, commerces, attractions et excursions touristiques.

Qu’avons-nous fait avec la Brussels card 48 heures ?

  • Le musée de la ville de Bruxelles : consacré à son origine et son développement au fil des siècles. Les amateurs d’archives, de dessins d’époque ou de tapisseries seront ravis. Cerise sur le gâteau : on y trouve la version originale du Manneken-Pis et toute sa garde-robe nous est dévoilée (à chaque grande occasion, on l’habille en conséquence : on compte 800 costumes !).
  • Le musée des Brasseurs Belges : ambiance cave pour ce musée au nom prometteur. Mais déception ! Une exposition du matériel de fabrication de la bière avec peu d’explication. La projection d’un film de 15 min nous redonne espoir et on pense enfin en avoir pour notre faim soif. Mais à part nous dire qu’il existe des bières désaltérantes et des bières de dégustation, on n’en apprend pas plus… Heureusement la visite se conclut par une bière offerte. L’estaminet change de brasseur plusieurs fois par semaine sans jamais divulguer l’identité de la bière. A Adree qui lui pose des questions pour essayer d’en savoir plus, celui présent ce jour-là a répondu que « la bière c’est comme le vin, elles sont toutes pareilles… »
  • Le musée du cacao et du chocolat : un nom alléchant qui cette fois a tenu ses promesses. Toute une exposition avec moult images et explications sur la culture du cacao, comment la fève de cacao a conquis l’Europe mais aussi comment le cacao est transformé en chocolat. A cela s’ajoute plusieurs dégustations qui font s’agiter les papilles et une démonstration de la fabrication de pralines par un maître chocolatier. Bref, on en redemande !
  • Le musée du costume et de la dentelle : les fashion victims découvriront la mode civile européenne depuis le 18ème siècle jusqu’à nos jours. Exposition de robes de bal, manteaux, broderies, accessoires de mode, etc. ainsi qu’une place de choix dédiée à la dentelle de Bruxelles, célèbre dans le monde entier.
  • Le Centre belge de la bande dessinée : jeunes et moins jeunes fans de BD se régaleront. On y retrouve des expositions permanentes, comme par exemple l’aventure de la BD en Belgique depuis la naissance de Tintin (1929) jusqu’à 1960. Mais aussi des expositions temporaires et divers personnages (Spirou, les Schtroumpfs…) et les différents genres de la bande dessinée (tragique, fantastique ; en couleurs ou en noir et blanc…)  A cela s’ajoute une grande librairie qui regroupe 60 000 titres (j’ai découvert que Tintin existe maintenant en petit format !) De quoi craquer…
  • Le Coudenberg – Ancien palace de Bruxelles : c’est en fait un musée et un site archéologique ! On déambule sous terre dans les vestiges du palais du Coudenberg, ancienne résidence de Charles Quint. Il y est également exposée les différentes découvertes archéologiques faites durant les fouilles.
  • La porte de Hal : seule porte médiévale de Bruxelles encore conservée. On découvre comment la ville se protégeait des agressions extérieures au Moyen Age et quel était le rôle de ses habitants dans la défense de la ville. Exposition d’armures, de maquettes…et chemin de ronde avec vue sur la ville !
  • La Basilique de Koekelberg : c’est le cinquième plus grand édifice religieux du monde ! Un ascenseur emmène à 52,80 m du sol pour profiter de la vue sur la ville (avec la Brussels card, montée à 3€/personne au lieu de 5€). Le ticket permet également de visiter les deux musées de la basilique : le musée des Sœurs noires et le musée d’Art religieux moderne (attention aux horaires d’ouverture). On y trouve également un restaurant…comme à chaque fois que je vois ce genre de choses (boutique ou resto) sur un site religieux je trouve cela déplacé, mais certains trouveront sans doute que c’est une bonne initiative…

Conclusion : la plupart des musées est à un tarif très abordable, souvent moins de 10€/personne. Néanmoins, la Brussels card de 48 heures coûte 36€/personne. Sans elle, nos visites nous auraient coûté 43€/personne, plus les trajets en transports publics. Et n’oubliez pas que lorsque votre Brussels card est expirée, rien ne vous empêche d’en acheter une autre…

Notre choix s’est fait en fonction de nos goûts personnels et de ce qui touchait la ville de Bruxelles au plus près. Mais il y a bien-sûr de nombreux autres musées tout aussi intéressants : nous aurions aimé avoir le temps de voir par exemple Autoworld le musée de l’automobile, le Musée des Sciences Naturelles ou le musée sur René Magritte. Ce n’est pas grave, cela nous laisse de quoi faire pour une prochaine visite !

Nous remercions les Auberges de Jeunesse de Bruxelles de nous avoir offert la Brussels card.

Nouvel article sur Bruxelles, une fois ! Nous avons quitté Paris pour Bruxelles en courant. Oui, personne n’est parfait : Adree a toujours le temps.