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Vous en avez peut-être entendu parlé, ou mieux vous y étiez : le food truck (ou plus clairement le camion à burgers) de Pierre et Vacances s’est retrouvé dans les sommets de La Plagne (à 2300 m) cet hiver. Le food truck le plus haut du monde !

Avide de challenge, l’équipe s’est ensuite trouvé un autre défi : pourquoi pas un food truck sur l’eau ?!

C’est ainsi que nous avons été invité par le Pierre et Vacances de Cap Esterel et notre ami Xavier (son blog) à tester ce food truck flottant au port du Poussaï, à Saint Raphaël !

Monté sur une barge, le camion nous attendait à bon port. Ambiance DJ, nous faisons la queue pour goûter au hamburger. Et pas n’importe lequel ! Pour l’occasion cela sera le burger Pierre et Vacances, bien-sûr ! A base de produits locaux et accompagné de chips aux herbes.

Composition :

- pain (chapeau saupoudré de paprika)foodtruck5

- mayonnaise

- fine tranche de boeuf

- roquette

- aubergine

- tomate séchée

- sauce basilic

- pignons

- parmesan

Nous l’avons trouvé agréable en bouche. J’ai beaucoup aimé l’assaisonnement et Adree a apprécié qu’il ne soit pas du tout sec !

Nous avons ensuite passé la nuit au village club, le plus grand Pierre et Vacances d’Europe !

Le lendemain nous avons passé une agréable journée en compagnie de l’équipe de Pierre et Vacances et d’autres blogueurs fort sympathiques. Nous sommes ravis d’avoir pu rencontrer toutes ces personnes !

Mais il reste une question pour l’instant sans réponse : quel sera le prochain défi du food truck Pierre et Vacances ? Des idées ?

Nous remercions l’équipe Pierre et Vacances, le groupe Cap Estérel Animation, l’Office du Tourisme de Saint Raphaël et notre ami Xavier pour cette invitation.

J-2 !! Nouvel article ! On vous parle de notre week-end de barges !http://wp.me/p4ag5u-J4 Vous en avez peut-être entendu parlé, ou mieux vous y étiez : le food truck (ou plus clairement le…

Stockholm est la capitale de la Suède et la plus grande ville du pays, avec plus de 850 000 habitants.

Quand nous arrivons de Norvège, nous nous demandons comment nous allons faire pour tenir encore deux semaines, en pleine ville, le plus économiquement possible tout en profitant de nos derniers jours de voyage.

Nous avions repéré un camping, le Ängby Camping, excentré mais très facilement accessible grâce au métro. Le terrain n’était pas top pour une tente, mais nous nous sommes mis sur un sommet, sous les arbres, et nous avions l’impression d’être en camping sauvage !

Et puis pendant une bonne semaine, nous avons eu droit à de la pluie, pas toute la journée, mais tous les jours. Heureusement ce camping possède une terrasse couverte, avec des prises électriques ! Un vrai bonheur, vous devinez comment nous avons passé le temps…  Accolé au camping, un mini terrain de golf pour enfants, un restaurant, un toboggan aquatique… et une plage ! Famille de canards, de cygnes et d’humains s’y croisaient.

Enfin, avec la venue du beau temps, nous avons décidé de profiter au maximum de Stockholm, et du coup, de tester pour la première fois le système de city pass que l’on retrouve je crois dans beaucoup de capitales.

Ici il s’agit donc de la Stockholm card. Le principe ? Pour une durée au choix de 1 à 5 jours (ou plutôt 24 à 120 heures), cette carte vous donne un accès gratuit à:

- 80 musées et attractions,

- les transports publics,

- un tour guidé en bateau (choix entre deux parcours),

- une visite guidée à pieds de la Vieille Ville,

- une visite guidée de la ville à vélo,

- diverses réductions.

Avec la carte on vous remettra un plan de la ville pour situer les musés et attractions, ainsi qu’un résumé et les horaires de chacun. Vous aurez aussi un dépliant avec les tarifs indiqués pour chaque activité, permettant par exemple de faire le choix le plus judicieux pour compenser le prix de la carte, qui va de 58€/adulte et 26€/enfant (pour 24 heures) à 121€/adulte et 38€/enfant (pour 120 heures). Attention ! Vous ne pouvez faire chaque activité qu’une seule fois.

 Nous avons choisi le forfait  120 heures (le décompte se fait dès la première utilisation) et j’ai ensuite passé un petit moment à noter les activités qui pourrait nous intéresser et les heures et les jours d’ouverture. Puis nous avons fait un choix en essayant de les faire coïncider.

Nous avons choisi :

- le tour en bateau intitulé “Historical Canal Tour” : pas très emballés, on est à l’intérieur du bateau donc il faut regarder le paysage à travers les vitres pas toujours propres. Le champs de vue est réduit. Le guide est un enregistrement (en anglais) et les gens ne se gênent pas pour parler entre eux plus fort. Nous avons quand-même pu admirer de superbes petits bateaux de particuliers.

- la City Hall Tower : du haut de la tour nous avons pu avoir une vue imprenable sur la ville.

- le Nobel Museum : l’histoire d’Alfred Nobel et des lauréats du prix Nobel. Très intéressant, pas du tout soporifique et adapté à toute la famille, nous le recommandons !

le Royal Palace, ainsi que the Royal Mews, la Trésorerie et the Royal Armoury (existent en billets séparés ou combinés): ravissant, idéal pour les amoureux de l’Histoire. Traversée des pièces du palais (photos interdites), de ses écuries avec plusieurs carrosses de l’époque, des vêtements d’époque… Nous les recommandons !

le Royal Coin Cabinet : musée de l’économie: l’histoire de la monnaie de sa création à nos jours. Intéressant.

- la visite guidée (en anglais) de la ville à pieds : super ! Notre guide était très sympathique et enjoué, nous avons eu droit à un historique de Stockholm pas du tout barbant, avec des anecdotes, des infos croustillantes sur la famille royale, une balade dans les anciennes ruelles de l’Enfer… Visite sympathique et instructive. Bref, enchantés, nous la recommandons!

la Storkyrkan Cathedral : très belle cathédrale médiévale, si vous y allez dites-nous ce que vous pensez du fameux tableau sur la droite…  Parhélie ? Manifestation divine ? Extraterrestre ?… A voir !

Sky View : grosse déception. Une sphère en verre qui vous emmène 130 mètres au-dessus de la ville…pour une vue pas spectaculaire du tout. Le quartier n’est pas terrible, payer l’équivalent de 15€ ne vaut vraiment pas le coup. Préférez la vue du haut de la tour du City Hall, pour  même pas 5€ !

- le Museum of Spirits : comment dire ? Sea, sex and sun… La sexualité à travers les époques, un peu d’art et de musique, de l’alcool… A moins de vouloir faire de l’éducation sexuel à votre enfant… Déçue (“marrant” pour Adree).

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- Aquaria Water Museum : le musée de l’eau et des animaux aquatiques ! Une visite sympa pour toute la famille. L’aquarium raconte la vie des saumons et détaille les différentes famille d’hippocampes (première fois que j’en voyais ! ).

- le parc d’attraction Grona Lund : si vous êtes adepte du gras, du sucre, du sel, des cris et du fric vite dépensé (système de paiement dont nous n’avons pas réussi à percer le secret (achat de bons…)) , courez-y, vous avez trouvé votre temple. Une fête foraine géante où l’on frappe avec un marteau, lance des croquettes à un gros chien… pour gagner des kilos de barres chocolatées. Un paradis pour les gosses, un enfer pour les parents un temps soit peu conscients.

- le parc Skansen et ses animaux : un coup de coeur, bien qu’il s’agisse d’animaux enfermés… Un parc très intéressant par la diversité des animaux et la rareté des espèces qu’il propose (pas le zoo classique quoi): lémuriens, ouistitis pygmées (le plus petit singe du monde !), babouins, caméléons, iguanes, serpents à sonnettes, poissons, mygales, suricates… autant d’animaux vus de très près. Un autre paradis pour les enfants, qui ne rend ni plus sourd ni plus gros, et forcément moins bête. De plus le parc est parsemé de représentations de fermes et de scènes de la vie de tous les jours du 18 au 20e siècle (ainsi que des animaux typiques de Suède difficiles à apercevoir).  Nous le recommandons !

- la visite guidée (en anglais) de la ville à vélo : un incontournable pour Adree, une aventure pour moi (aussi à l’aise sur un vélo que sur un rondin) ! Cette visite nous a permis de découvrir l’île de Djurgarden, magnifique ! Verte, calme, reposante, une vraie bouffée d’air dans la ville ! Nous avons fait une boucle en longeant le canal. La guide n’était pas terrible, parlait vite sans trop se préoccuper de nous… Enfin, nous recommandons quand-même cette visite pour l’environnement !

- la visite guidée (en français) du City Hall : unique visite guidée dans notre langue, elle nous a fait du bien ! La guide était très sympathique, assez à l’aise avec le français, elle a trouvé en nous un bon public. A ne pas manquer: la salle d’or ! Nous recommandons cette visite (même en anglais).

- le musée Fotographiska : le musée de la photographie. Plusieurs expositions qui changent régulièrement; un gros coup de coeur pour le photographe Sebastião Salgado qui nous a émerveillés avec ses clichés de différentes tribus et de la nature dans son exposition nommée Genesis… Les expositions changent, mais allez y jeter un coup d’oeil ! Si vous restez jusqu’à la fermeture, en juillet, vous aurez droit en sortant à un magnifique couché de soleil juste face à vous…

Au final, nous avons fait environ 100€ de visites (et transports) à deux par jour, et nous n’avons payé la carte que 121€ chacun. C’est un bon plan et nous sommes contents d’en avoir profiter. Les visites guidées sont vraiment un plus, même en anglais, et c’était super de voir des infos se rejoindre d’une visite à l’autre.

Après ces quelques jours culturellement riches, il nous a fallu rentrer en France. Contents de revoir nos familles.

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Contents de savoir que ce n’était qu’un début.

Stockholm, capitale de la Scandinavie Stockholm est la capitale de la Suède et la plus grande ville du pays, avec plus de 850 000 habitants.

Après une nuit dans le train (kit de sommeil fourni !), nous débarquons à Oslo plus ou moins frais (le moins pour Adree).

La gare est grande, les gens courent dans tous les sens. Capitale, quoi ! Nous émergeons de ce ventre bruyant, furtif, pressé. Du soleil !

Nous passons la journée entre McDo (pour faire le plein en tout !) et balades.

Une petite sieste s’impose dans le grand parc du palais royal.

Nous faisons la queue pour visiter le Parlement, mais les visites sont limitées à 30 personnes, et nous sommes les 32 et 33èmes ! Nous décidons alors de partir pour le parc Frogner. On peut y aller en tram ou sans doute en bus, nous avons choisi nos pieds !

Ce parc est un site incontournable ! On peut y admirer de très nombreuses statues du sculpteur Norvégien Gustav Vigeland. Des statues d’hommes, de femmes, d’enfants. Des statues tristes, dynamiques, rigolotes, bizarres. A ne pas manquer !

Notre camping était le Ekeberg camping, pas très loin de la ville. Nous y sommes allés en bus puis à pieds à chaque fois (compter environ 30 min). Accolé au parc du même nom, c’est assez agréable de s’y promener. Enfin, si vous aimez l’art moderne, c’est un plus.

Nous voilà sur le départ. Nous appréhendions ce pays car notre budget a été dépassé avec notamment les locations de voitures, et parce que la Norvège est selon nous LE pays le plus cher d’Europe. Mais finalement, nous avons su nous contenter de choses simples (balades en ville) et profiter quand-même d’un lieu incontournable à voir (Preikestolen). Nous aurions voulu visiter l’ouest et surtout le nord du pays, mais cela sera sans aucun doute pour une autre fois (enfin, quand on aura le budget adéquat aussi !).

Nous décollons pour Stockholm sans regret.

Oslo, la ville aux statues Après une nuit dans le train (kit de sommeil fourni !), nous débarquons à Oslo plus ou moins frais (le moins pour Adree).

Les jours précédents, Claire vous racontait  notre incroyable ascension du Preikestolen, ah c’était quelque chose de grandiose !

En ce 23 juin 2014, nous voilà donc partis de notre camping en direction de Stavanger, où nous avions prévu de passer la journée.

Une journée spéciale puisque c’est celle où je suis entré dans ma 28eme année. Bien organisés nous prenons soins de déposer nos sacs dans des casiers à la gare où nous prendrons le train le soir. C’est quand-même plus pratique pour se balader… Nous voilà partis pour flâner toute la journée dans la ville, colorée et vivante à souhait ! Entre bateaux, restaurants et pubs… On en prend plein les mirettes.

Dans l’après-midi, alors que nous profitons de la connexion WiFi d’une galerie marchande, une femme assise à côté de nous nous offre une barquette de délicieuses fraises du pays ! Un cadeau tombé du ciel ! :D

” Thank you ! It’s my birthday ! “WP_20140623_17_13_14_Pro20140623171849

Pour mon anniversaire, Claire m’avait offert au petit matin un “bon pour le restaurant de ton choix” dans une jolie petite carte, trop mignonne ! (Normal, c’est ma Nana!) ;)

Nous avons décidé de manger au restaurant le soir avant de prendre le train (le midi c’était pique-nique sur un banc dans la gare…), ça nous laissait aussi le temps de voir où manger.

La fin de journée approchant, nous voilà à la recherche du resto  idéal, tranquille et  autant que possible traditionnel. Sauf que les restaurants sont soit des American Dinners soit simplement italiens (ayant vécus à Nice on connait assez bien ces derniers); ceux qui font pub sont bondés : et oui nous sommes en pleine coupe du monde de football ! On adore le football, ça tombe bien ! Tout ça en plus des tarifs à la carte souvent très chers ! La recherche du restaurant se transforme en un périple d’une heure… pour qu’on finisse par s’engoufrer dans un restaurant sur le quai face au port qui, a priori, propose de bonnes choses et où je finis par dire à Claire : “T’en fais pas j’en paierai une partie”…

Mis à part le serveur qu’on avait l’air d’emmerder au style très Scandinave, l’endroit est plutôt agréable, nous sommes bien servis. Je peux déguster une belle préparation à base de saumon mariné et Claire un hamburger au poisson, le tout accompagné de légumes bien préparés et de bonnes sauces. Une assiette de fromages (servie sans pain) et un dessert au chocolat, simple mais toujours bon et bien présenté.

Décidé à faire un restaurant de l’apéro au dessert (après tout, on ne fête pas tous les jours ses 28 ans ! ), j’ai pris la folle décision de ne pas trop faire attention aux prix…  Je m’en souviendrai! Je ne sais plus le montant en Couronnes mais ça nous a fait plus de 140€ ! La tête du serveur, quand il a vu les nôtres… Bref, on a fêté mon anniversaire dans le pays le plus cher d’Europe. Il n’en reste pas moins que c’était un beau moment et je remercie encore ma chère et tendre pour cette invitation dans ce joli cadre.

Après ce festin à prix d’or, nous sommes retournés à la gare prendre le train de nuit.

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Direction Oslo, le temps de nous assoupir en rêvant à nos beaux souvenirs, et aux autres, plus indigestes.

Une bougie (de plus) à Stavanger Les jours précédents, Claire vous racontait  notre incroyable ascension du Preikestolen, ah c’était quelque chose de grandiose !

Après avoir vu Bergen, nous décidons donc de partir pour Stavanger.

Une journée de transport en prévision: nous prenons un bus, un car, qui prend lui-même un ferry, qui reprend la route, puis un deuxième ferry, puis de nouveau la route.

Stavanger est la ville du pétrole au pays du pétrole (avec des tarifs d’essence plus élevés qu’en France. De toute façon, tout est plus cher qu’en France !) Quatrième ville du pays et capitale du comté de Rogaland, elle compte 200 000 habitants.

Sur le port nous partons à la recherche d’un ultime ferry devant nous emmener à Tau. On galère et finit par découvrir que le port est plus grand que le bout de nos nez, et qu’il y a un coude qu’il faut dépasser. Là nous trouvons notre navette. Dernier transport de la journée, le bus qui mène jusqu’à Preikestolen et passe par le camping. Nous nous y installons. Les deux ou trois jours qui suivent le temps n’est pas terrible, alors nous  attendons au camping car nous voulons vraiment pouvoir profiter de la vue qui nous attend !

Un matin, nous nous lançons. Nous prenons le bus avec des touristes Allemands (ceux qui ronflaient, rotaient et pétaient toute la nuit, ignorant sans doute qu’une tente n’offre qu’une isolation limitée contre le bruit). Il y a déjà des Chinois qui s’obstinent à prendre des photos à travers les vitres sales, avec un matos qui fait pâlir d’envie Adree. A l’arrivée, je suis super déçue : je m’attendais à être en pleine nature sauvage, que nenni ! C’est tout un centre touristique qui nous accueille dès notre  arrivée. Sans oublier le parking payant pour les voitures.

Les toilettes reçoivent quand-même ma bénédiction (et pas seulement!) et nous commençons notre ascension. Ca se bouscule au portillon, les familles, les vieux, les chiens… tout le monde est de la partie. Nous tablons sur une heure et demi de marche, mais nous mettrons un peu moins. Le soleil est aussi avec nous et nous le remercions. Nous arrivons finalement au fameux croisement: à gauche pour aller directement sur ZE rocher, à droite pour être encore plus haut et le surplomber. Vu la foule, nous n’hésitons pas à commencer par la droite.

Je suis tellement impatiente de voir ça ! Ca avait été un vrai coup de coeur dès les première photos vues dans les prospectus touristiques. Il fallait qu’on le fasse.

Ca y est, je le sens, c’est ici. Adree me laisse pour monter encore plus haut ! Il disparaitra presque trois quart d’heure. Je sais précisément là où je veux être. Voilà, j’y suis…

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Je m’assois près du vide. Moi qui avais peur d’avoir été marquée tellement profondément par l’Islande que je ne pourrai plus  apprécier à leur  juste valeur d’autres paysages, d’être blasée, d’avoir laissé mes yeux là-bas… Je m’assois au bord du vide. Et j’ai gardé mes yeux.

Un paysage grandiose, immense, infini se déroule devant moi. Je ne suis rien. L’émotion monte. Je pense à ma famille attablée au même moment, quelque part dans le sud de la France. Je pense à ma soeur dont c’est l’anniversaire. Je pense à eux sans doute un peu tristes de le fêter sans moi. Je pense à eux et j’aimerais tellement qu’ils puissent voir ce que j’ai sous les yeux.

Pardon, mais c’est trop beau…

Un léger souffle vient plisser le dessus de l’eau, telle une caresse. Il y a tellement de profondeur, l’eau est si foncée et compacte qu’on dirait une bande de tissu précieux.

A plus de 600 mètres de haut, les quelques bateaux qui passent sont ridicules.

Et voilà qu’en me penchant un peu, j’aperçois la fameuse plate-forme sous mes pieds, envahie de touristes. Ca rit, ça crie, ça saute, ça mange, ça fait son kéké, ça prend des poses pour des selfies, ça touriste. Pouah, je donnerais beaucoup pour qu’il n’y ait plus personne ! Ils m’énervent, j’ai l’impression qu’ils ne savent pas apprécier.

Adree revient et on mange, en faisant une photo dédicace (devinez laquelle !) à l’auteur du blog Wohohoho, qui nous a donné des infos pratiques.

Monté 100 mètres plus haut, Adree a rapporté quelques photos de plus et un Panorama à 360° …

Puis nous descendons à notre tour sur la plate-forme. Ca se bouscule presque, ça me fait un peu peur, comme dans le métro ou sur le quai des gares, sauf que là, c’est la chute qui tue, le saut de l’ange d’une vie.

Nous essayons de prendre quelques photos mémorables (oui, j’avoue, on touriste aussi).

Et puis nous prenons le chemin du retour. Nous rentrons à pieds, pas parce qu’on en redemande, mais comme le chauffeur à l’aller nous a dit qu’on paierait au retour… on économise les tickets de bus !

Le lendemain, on est le 23 juin, c’est l’anniversaire d’Adree: nous retournons à Stavanger.

Du haut de Preikestolen Après avoir vu Bergen, nous décidons donc de partir pour Stavanger. Une journée de transport en prévision: nous prenons un bus, un car, qui prend lui-même un ferry, qui reprend la route, puis un deuxième ferry, puis de nouveau la route.

Voilà nos derniers instants en Islande, la fin d’une belle rencontre, mais ce n’est qu’un au revoir.

Nous déposons la voiture (ouverte avec les clés dans la boîte à gants… ben quoi, on est pas en France !) sur le parking de l’aéroport, sans plus de cérémonie.

De l’avion, un peu avant d’atterrir, le ciel est dégagé et nous pouvons apercevoir les premières îles. Cela présage de beaux paysages !

A Bergen nous avions repéré un camping, le Lone Camping, excentré mais facile d’accès. Nous prenons le train jusqu’à Arna, puis un bus et nous voilà arrivés. Le camping est pas mal, près d’un lac, les locaux sont spacieux et agréables… mais tout est payant. En plus de la nuit à 26 euros environ, il faut payer pour la douche (1,50 euros) et même pour les plaques de cuisson (1,20 euros) ! Et dire que nous comptions économiser une bouteille de gaz en étant au camping… Et puis le soir de notre arrivée, nous rencontrons une famille de Français qui s’en va le lendemain. Nous discutons avec eux, et ils nous proposent une bouteille qu’ils avaient achetée par erreur ! Nous leur en sommes très reconnaissants.

Nous pouvons brancher nos appareils aux prises de la salle de repas, et ça, ce n’est pas rien ! Après les heures de conduite précédentes, nous avons besoin de nous poser, surtout Adree qui conduisait. Nous décidons donc de rester quelques jours au camping, tranquillement. Nous en profitons quand-même pour visiter Bergen. En discutant avec un couple de retraités français, ceux-ci nous proposent de nous y emmener à bord de leur camping-car ! Nous acceptons. Nous sommes agréablement surpris par tant de gentillesse française en si peu de temps ! Cela nous permet de toucher du doigt le “luxe” et le confort de ce type de véhicule, qui nous fait bien envie, je dois l’admettre ! La Yaris et la Panda nous ont suffit, mais ça, c’est quand-même autre chose !

Bergen est la deuxième ville du pays et compte 250 000 habitants. C’est une ville portuaire qui a du charme ! Nous nous baladons sur le port, au milieu de son fameux marché aux poissons qui nous rappelle Helsinki. Le saumon est trop cher pour nous, mais sachez que les marchands parlent plusieurs langues, et si vous discutez cinq minutes avec eux, il n’est pas exclu qu’ils vous fassent bénéficier d’une ristourne ! Nous nous sommes contentés d’une dégustation.

Nous flânons dans la ville, plutôt agréable. Nous pique-niquons dans un parc avec un étang et une fontaine au milieu. Un homme pêche, même si une passante lui a crié de ne pas manger de ces poissons !

Ensuite nous décidons de monter à Floyen, au-dessus de la ville. Floyen est la plus visitée des sept montagnes qui entourent Bergen, 400 mètres au-dessus de la mer. Nous suivons une route à travers la ville. Ca grimpe, mais vous pouvez aussi monter en quelques minutes avec un funiculaire ! Au bout de presque une heure de marche, nous arrivons au sommet. Nous sommes loin d’être les seuls, mais nous pouvons admirer la vue sur tout le port. Le sommet est aussi le point de départ de plusieurs randonnées.

Pour redesccendre nous passons cette fois par un sentier de sous-bois qui rejoint la ville. En chemin nous croisons de nombreux joggeurs.

Après quelques jours de camping, nous avons besoin de bouger. Il nous faudra de toute façon rejoindre Oslo pour prendre l’avion ! Malheureusement, n’ayant rien de prévu à l’avance, nous n’avions pas réservé de billets de train pour faire ce trajet, et avoir des tarifs intéressants. Du coup nous ne ferons pas le soi-disant plus beau trajet en train qui relie Bergen et Oslo ! Nous sommes un peu déçus de rater ça. Mais ça revient moins cher d’aller à Stavanger, plus au sud, et de continuer jusqu’à Oslo. Et près de Stavanger, il y a Preikestolen, dont les photos donnent terriblement envie !

Donc c’est décidé: direction Stavanger !

La ville de Bergen Voilà nos derniers instants en Islande, la fin d’une belle rencontre, mais ce n’est qu’un au revoir.

Nous quittons Akranes et sa belle plage pour notre dernière étape avant le départ: la cascade de Glymur.

Des cascades, on en a vues et revues. Des cascades visibles de la route ou cachées derrière des rochers. Des petits filets d’eau et des grands torrents de montagne. Bref des cascades, on en a vues. Mais celle de Glymur est la plus haute du pays, 196 mètres pour être précis. On ne pouvait pas rater ça, d’autant plus que c’était sur notre chemin.

Arrivés sur place, on découvre un parking entouré de champs verts et violets, de loin on croirait de la lavande, en bons provençaux que nous sommes. Je sors un prospectus pris au hasard à notre arrivée à Reykjavik. Il indique une randonnée de deux heures qui demande un bon équipement. Je repense à tous les touristes en tongs ou sandalettes qu’on a pu croiser durant nos marches et je souris. Nous c’est bon, on est équipé.

On embarque le pique-nique.

Le chemin à suivre est signalé par des repères jaunes. Nous déambulons entre les fleurs violettes.

Dora l’exploratrice.

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Cette fois-ci la cascade est bien cachée. Bientôt le chemin se multiplie en sentiers et nous perdons nos repères. Nous croisons un groupe de personnes ayant au moins deux fois notre âge, nous les suivons. Nous arrivons sur un petit sommet, une rivière coule plus bas. Nous découvrons finalement le passage à emprunter, un mini tunnel à travers des rochers. Nous avons semé le groupe. Nous retrouvons les repères jaunes qui s’arrêtent devant la rivière.

Qu’il faut traverser. Sur un rondin. Avec une corde.

Allô Houston, on a un problème.

Le rondin ne fait que les trois quarts de la largeur de la rivière, il y a donc une partie à traverser les pieds dans l’eau.

Allô ?

On laisse passer des personnes qui, le plus naturellement du monde, se déchaussent, traversent et disparaissent. Normal.

Alors là, stop. Je ne suis pas sportive du tout, et en temps normal je tiens à peine sur mes jambes, mon centre de gravité étant plus élevé que la normale (ben quoi ?). C’est pas pour m’essayer à faire de l’équilibre au-dessus de l’eau ! :-o Je “fais ma fille” et avertis Adree que je le sens pas du tout, et qu’il est hors de question que je marche pieds nus dans cette eau glacée, ça va oui ?!

On commence à faire demi-tour, Adree est super déçu. Et puis on se perd encore, et finalement on se retrouve au même endroit, devant la rivière ! Je ne sais pas quoi faire. C’est sûrement pas insurmontable puisque les autres le font ! D’un côté ça me tente quand-même, l’aventure, tout ça. De l’autre, je ne me fais pas confiance, je trouve la corde d’appui trop basse et le courant me fait peur.

“Allez, enlève tes chaussures !”

Ah non, je traverse avec mes chaussures, c’est trop froid !

“D’accord, fais comme tu veux, mais après tu vas avoir les pieds congelés toute la journée. Enlève-les.”

Je défais mes lacets, enlève mes chaussettes, retire mes chaussures. Je les attache l’une à l’autre et me les passe autour du coup.

Indiana Jones.

Un couple attend derrière nous. Je fais une grimace pour exagérer mon stress, ça fait rire la femme et moi aussi.

Bon. Si les autres le font, toi aussi tu peux le faire.

Adree s’élance, traverse dans l’eau, passe sous la corde (très pratique !) pour pouvoir se tenir sur le rondin. Okay. A peine est-il arrivé de l’autre côté que je m’élance à mon tour. Allez, hop hop hop, qu’on en finisse !

Mettre les pieds dans l’eau, ça, c’est dur. Je sens les galets glissants sous mes orteils, il faut faire vite et doucement à la fois. J’atteins le rondin, je ne sens plus mes pied et j’ai peur de m’y entrer une écharde. Vite, vite. Adree qui m’appelle:

“Attends, bouge pas ! Je fais une photo !”

C’est une caméra cachée ou quoi ? Je crie mon désaccord, il prend sa photo. Mes yeux se perdent dans la vitesse du courant, bravo je suis déconcentrée, purée je vais tomber, ouf non, ça y est !

CA Y EST !

Je suis de l’autre côté, voilà c’est fini ! Bon ben, finalement, c’était pas si terrible ! Adree me félicite et on remet nos chaussures. Bon, ok, ça, c’est fait, mais une fois, pas deux ! Pour le retour, on passera par le sommet ! Soulagés et contents, nous continuons. Mais voilà qu’il nous faut maintenant grimper, presque à la verticale, en s’aidant encore d’une corde. NiGlymur (5) une, ni deux, je me transforme en araignée ! Je déploie tous mes membres, m’agrippe à la corde et cours presque sur la paroi ! Je me sens un peu ridicule mais je m’en fiche.

Spiderman.

Adree me félicite. On grimpe comme ça à deux ou trois reprises, on prend de la hauteur et on se rend compte qu’il y a de moins en moins de monde. Moi je suis peut-être ridicule, mais j’avance ! Le sentier longe le bord de la falaise, niveau sécurité: zéro. Au sommet le vent est plus fort. Nous nous penchons…

Des trombes d’eau qui tombent de 200 mètres de haut. Les parois des falaises sont recouvertes de mousse verte, des mouettes volent d’un bord à l’autre. Un vrai petit monde à part que l’on découvre là ! Dommage qu’on ne puisse pas s’approcher du bord plus sereinement pour profiter de la vue. Nous mangeons rapidement car il ne fait pas chaud.

Et puis nous devons redescendre. On aperçoit des gens en face, de l’autre côté de la cascade. Bon, par où on passe ? Cette fois-ci, pas même de rondin pour traverser ! Comment faire ?On remonte le cours d’eau, essayant de repérer un passage pas trop profond… La deuxième tentative est la bonne. On remet nos chaussures autour du cou.

“Allez, là, il faut faire vite ! Il faut bouger, si tu restes sans bouger, c’est foutu, tu auras les pieds engourdis et après, c’est la merde !”

Gloups.

Main dans la main pour affronter le froid, c’est parti. Orteils sur les galets, vingt centimètres d’eau comme autant de lames qui nous cisaillent les pieds.

“C’est pas froid, c’est pas froid…” C’est pas froid, c’est glacé. C’est de la glace fraîchement fondue un peu plus haut.

C’est plus froid, c’est brûlant. Se concentrer sur la rive d’en face, ne pas penser, ne pas ressentir les aiguilles qui nous transpercent…

Enfin, ça y est ! Le contact avec l’herbe est aussi douloureux, nous agitons les pieds pour refaire circuler le sang. Et puis là Adree:

“Attends, j’y retourne, on a pas pris de photo !”

Un gars qui nous suivait hallucine. On l’aide en le débarrassant de ses chaussures. Là j’avoue qu’on est très content d’avoir nos chaussettes et nos chaussures bien sèches et chaudes !

Nous redescendons pendant plus d’une heure dans les éboulis de rochers…

Au final, on est fier de nous, mais on ne s’attendait pas à ce parcours du combattant, surtout moi ! De retour à la voiture nous nous laissons emporter par une petite sieste pour nous remettre de nos émotions.

Puis nous reprenons la route de Reykjavik. Nous sommes satisfaits de ce que nous avons pu voir de l’Islande, mais nous savons qu’il reste encore de (belles) choses à découvrir… Nous aurons le grand plaisir de revenir !

Le lendemain un nouveau départ nous attend… pour la Norvège !

La cascade de Glymur, ou comment devenir un super-héro (ou pas) Nous quittons Akranes et sa belle plage pour notre dernière étape avant le départ: la cascade de Glymur…

Le vent s’est levé sur la piste. Nous roulons, sans trop savoir quelle est notre destination.

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Nous tentons de trouver un endroit qui capte la connexion Internet pour écouter notre interview à la radio, mais rien à faire.

Soudain le décor aride de rocailles s’habille d’une couverture verte et noire. Et au loin, une masse sombre apparaît. Un volcan !

La roche, anciennement de la lave, est totalement recouverte d’ une mousse épaisse et confortable, qu’il est interdit de piétiner pour la conserver (bon, ok, juste une photo alors…).

Nous avançons dans ce décor encore si différent. L’ambiance est étrange. Tout ce noir et cette solitude au milieu de cette immensité… Adree s’amuse à me faire peur, prétextant qu’une bête ou un alien pourrait surgir d’une crevasse… Le volcan nous semble de plus en plus loin. Finalement nous y arrivons ! Nous grimpons au sommet et admirons le cratère.

Adree a réussi à me faire peur, j’accélère le pas pour repartir.

Nous reprenons la route, dans la poussière soulevée par le vent.

Plus tard, c’est un peu par hasard que notre voiture s’arrête à Akranes, petite ville portuaire. Par hasard et par coup de coeur pour sa plage splendide ! Où sommes-nous, en Islande? Ah bon?

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Adree veut y mettre les pieds, il n’y mettra rien de plus ! Le soleil se couche lentement, à son habitude, et nous laisse encore un beau souvenir, un paysage d’été et de vacances comme on en rêve.

Notre séjour ici touche bientôt à sa fin… Akranes nous rend nostalgiques, mais d’un autre côté, nous pouvons nous dire que nous avons “tout” vu de l’Islande, et le pays suivant commence à piquer notre curiosité…

Mais avant de partir, il nous reste une chose à voir: une cascade, et pas n’importe laquelle.

Le volcan Gullborgarhellar et la ville d’Akranes Le vent s’est levé sur la piste. Nous roulons, sans trop savoir quelle est notre destination.